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Le monde de Claire Morgan est suspendu. Ephémère condition animale emprisonnée, incarnation de la légèreté de l'être vivant, elle interroge sur l'existence. L'animal élevé dans ses filets est transcendé. A l'aide de la taxidermie, elle lui redonne vie et réinvente à partir d'objets existants, une réalité, celle d'un mouvement qui semble vouloir se prolonger, à moins qu'il ne se fige en quête d'éternité. Carré de plumes de graines de pissenlit et lit de mouches tendues par des fils, portent l'envol d'un hibou maculé et déployé mais pris au piège.

La majestueuse installation "Here is the end of all things" de Claire Morgan a été présentée en 2012 pour l'exposition "Bêtes off" au coeur de la Conciergerie à Paris, orchestrée par Claude d'Anthenaise Commissaire, Conservateur en chef et Directeur du Musée de la Chasse et de la Nature. "Et si les bêtes nous renvoyaient, comme dans un miroir, l’image de notre propre condition?" questionne Isabelle Lemesle Présidente du Centre des monuments nationaux. Aujourd’hui, l’image de l’humain surexploitée, il reste l'espoir d'un animal sensible.


Entre Arte Povera et Minimalisme* Claire Morgan, jeune artiste irlandaise, révèle les limites de "notre maladresse, relation souvent destructrice avec la nature et le monde artificiel que nous avons construit." Déchets plastiques recyclés, animaux taxidermisés, elle s'attache à "faire ressortir les formes inhabituelles de la beauté qui existent déjà, plutôt que de tenter de créer quelque chose de nouveau." Eloge de la nature, nouveau regard inaccoutumé en un lieu improbable, faut-il que ces animaux familiers des forêts envahissent les musées pour se rapprocher des vies de l'humanité et de leur fragilité ?


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Claire Morgan
Bêtes off
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*Minimalisme né aux Etats-Unis au milieu des années 60, interprété comme une réaction au débordement subjectif de l’Expressionnisme abstrait et à la figuration du Pop art, le Minimalisme est caractérisé, entre autres, par un souci d’économie de moyens. Le Minimalisme a profondément marqué l’évolution de l’art contemporain. Dès sa naissance, le mouvement Arte Povera en 1967 -qui se fonde sur la conscience politique de l’artiste et une idée de la « pauvreté » de l’art dans le sens d’une précarité nécessaire- avec l'utilisation de matériaux pauvres, comme des objets de rebus ou des éléments naturels- s’est opposé directement à la sophistication volontairement froide et neutre du Minimalisme. 


Extrait "Art, écologie et forêts : l’homme, un animal sensible ?" Edith Liégey - Rencontres eurorégionales entre artistes et scientifiques. Colloque Pyrénées : art et écologie au 21ème siècle « Les forêts à l’épreuve du changement climatique » organisé par Claude Guisset Conservateur Réserves Naturelles Nationales de Py et de Mantet CIEM "Les isards", le Centre Régional d'initiation et d'Education à l'environnement Parc Clairfont Toulouges et Exposition des artistes de l'association Artboressence au Mas Saint-Jacques à Bompas avec Philippe Domergue.

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