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Recherches scientifiques à l'Ecole Doctorale Sciences de la Nature et de l'Homme Muséum National d'Histoire Naturelle, Paris Sorbonne Universités :

 

Formes et évolution d'une symbolique de l'écologie dans l'art contemporain, l'écomorphisme au 21e siècle

L’hypothèse d’un glissement des symboles issus des formes de la nature[1], vers une symbolique de l’écologie, dans la production artistique et la sculpture contemporaine, voit le jour. De la nature morte à la nature vive, un écomorphisme[2] - du grec oikos, milieu et morphè, forme- se propage dans l’art avec une structure[3] d’écosystèmes. Car l’écologie,  est la science qui étudie les relations entre les êtres vivants -humains, animaux, végétaux- et le milieu dans lequel ils vivent (Haeckel, 1866). Inspirés par la colonisation du monde urbain et les débats scientifiques de l’Anthropocène[4], les artistes représentent particulièrement les dangers des activités de l’homme sur la Terre et le dérèglement climatique, l’artificialisation, les pollutions ou les contaminations. Ils se réapproprient des symboles de la nature, des éléments et du monde humain, qu’ils scénarisent dans des environnements et vont jusqu’à créer une climatologie[5] des musées. Par leur fréquence de diffusion récente et leur rupture d’interprétation, des figures émergent. A la fois signes, représentations et symboles, les formes spatialisées dans les musées, lieux de mémoire collective contemporaine, composent des mondes. [6].

 

Forms and evolution of symbolic ecology in contemporary art, the ecomorphism in the 21st century

The hypothesis of a sliding symbols from forms of the nature to a symbolic ecology, in artistic production and contemporary sculpture, is born. From still life to bright nature, an ecomorphism -the Greek oikos, middle and morphe, form- spreads in the art with a struture of ecosystems. Because the ecology is the science that studies the relationships between all living beings -human beings, animals, plants- and the environment in which they live (Haeckel, 1866). Inspired by the colonization of the urban world and the scientific debates of the Anthropocene , artists mostly represent the dangers of human activities on Earth and climate change, of artificial urban environments, pollution or contamination. They are reclaiming the symbols of nature, of the elements and the human world, they show them in different environments and even create climatology museums. Due to the frequency of their recent diffusion and disruption of interpretation, figures emerge. Both, signs, representations and symbols, shapes spatialised in museums, contemporary collective memory of places, create worlds.

[1] L. Impelluso, La nature et ses symboles. Guide des arts, Paris, 2003, Milan, Hazan. Repères iconograhiques, 2004.
[2]
Le concept d’écomophisme est issu d’une démarche structuraliste, de classifications, profils radars et tables de fréquences statistiques des symboles de 800 œuvres, pour 174 artistes référencés en cinq branches (Biomorphisme, Art environnemental, Art écosystème Technologique, Arte Povera Art Rebut, Bio Art) avec une évolution de groupes générationnels, (pionniers 20e, descendants 21e) et des travaux expérimentés lors de 80 enquêtes muséographiques en France (terrain d’étude métropolitain de 2012 à 2014). L’écomorphisme est une forme évolutive du biomorphisme, transcourant artistique du 20e centré sur les formes de la nature. G. Maldonado, Le cercle et l'amibe : Le biomorphisme dans l'art des années 1930, L’art et l’essai, CTHS, INHA, 2006, p. 13 et 50. Voir aussi N. Blanc et J. Ramos, Ecoplasties Art et environnement, Manuella, Paris, 2010.
[3] A.Brown, Art & Ecology Now, Thames a Hudson, Londres, 2014, pp. 72-73.
[4] Nouvelle ère géologique qui démontre l’impact des activités humaines sur la croissance des phénomènes géologiques et écologiques. PJ. Crutzen (Allemagne) et EF. Stoermer (USA), “The Anthropocene” Global Change, Newsletter, n° 41, The International Geosphere-Biosphere Programme IGBP, International Council for Science (ICSU), Stockholm, 2000, p. 17.
Voir C. Rioux, « Un art anthropocène », L. +. J. Orta, Food/Water/Life, Arles: Actes Sud/Parc de la Villette, 2014, pp. 70-82.
[5] M. Bonnet et F. Bousteau (Dir.), «La nature recomposée», Qu’est-ce que l’art aujourd’hui, Beaux Arts, Paris, 2009, p. 66.

[6] Descola, Philippe. La composition des mondes. Entretiens avec Pierre Charbonnier. France: Flammarion, 2014, p. 265.

*Mis à jour le 22 09 17

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