Eco-anthropologie culturelle contemporaine, hors piste ou interdisciplinaire ?

                  Notre conception du blog www.jardin-eco-culture.com art contemporain et écologie [1],  rédaction de nombreuses chroniques depuis 2010, travail de terrain, recensement d’œuvres d’art et artistes est suivi par 33 213 visiteurs à ce jour [2]. Il matérialise notre engagement et nous encourage à poursuivre notre exploration dans le temps.

De facto, notre approche interdisciplinaire, voire transdisciplinaire, a confronté une littérature entre écologie(s), sciences de la vie, sciences de l’art, histoire de l’art et anthropologie culturelle ou éco-anthropologie de l’art contemporain et écosophie. Notre recherche s’appuie également sur notre formation en sciences de la ville et organisations territoriales des grandes villes européennes. Nos expériences professionnelles de service public à caractère transversal et systémique, prospective, transition écologique, énergétique et solidaire, développement durable, politique de la ville, cultures urbaines, arts vivants, direction artistique, participation citoyenne et démocratie, management des organisations et sciences de la communication publique sont également mobilisées dans notre réflexion comme dans des applications interterritoriales d’une culture du vivant.

Le tout enrichit, selon nous, le champ interdisciplinaire d’une éco-anthropologie culturelle contemporaine du vivant, domaine de recherche qui trouve sa place à l’intersection de l’étude des écosystèmes, systèmes naturels et sociaux de l’espèce humaine dans son versant culturel. Nos outils méthodologiques hybrides ont été empruntés à l’enquête ethnologique, à l’anthropologie et aux sciences naturelles.

Notre matériau est constitué et enrichi par des œuvres d’art visuel et iconographies dont les effets ont été relevés sur le terrain muséographique ou dans la littérature. Des objets d’art que nous avons répertoriés – majoritairement d’origine européenne – ne seraient-ils pas le reflet d’un dessein social ? À la fois invisibles et silencieux, ils pourraient manifester un désir commun de devenir d’une société. De surcroît, la nécessité d’une approche et d’un questionnement écosystémique – aux solutions pragmatiques efficientes encore insuffisamment appréhendées par les politiques publiques – nous semble apparaître via des artefacts symboles de « nature en crise » diffusés dans ses musées.

Le musée n’est pas un lieu clos mais bien ouvert, un bord des mondes à la perception écopoétique relationnelle symbolique. Sanctuaire de mémoire collective, ce lieu avatar de milieu urbain ou musée-ville compose des mondes vers un musée-jardin. Au-delà d’être conservés dans les murs, leurs objets sont conservés et jardinés dans nos esprits. Notre perspective de jardin-eco-culture.com s’épanouit. Toujours complexe et énigmatique, ce hors-piste bord des mondes urbanature, lien jamais rompu entre conscience et inconscient du vivant, ne demande qu’à émerger et alimenter une biodiversité culturelle.

 

[1] « J’ai suivi votre blog pendant un an et demi, j'ai essayé de le traduire. Je suis intéressé aussi par rapport à votre idée que vous évoquez des origines de la généalogie et de l'anthropologie de ce travail » Ballengée (Brandon). Enquête muséographique et ethnographique de l’artiste américain en France, exposition « Milieux » et « Augures d'innocence », propos recueillis par Édith Liégey, château de Chamarande, 2013.
[2] Statistiques, nombre des visiteurs uniques, www.jardin-eco-culture.com art contemporain et écologie, 21 janvier 2021.

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